Sans langue de bois

Laure Gondjout doute du score « inhabituel » d’Ali Bongo dans le Haut-Ogooué en 2016 !

Laure Gondjout doute du score « inhabituel » d’Ali Bongo dans le Haut-Ogooué en 2016 !
Laure Gondjout doute du score « inhabituel » d’Ali Bongo dans le Haut-Ogooué en 2016 ! © 2020 D.R./Info241

Alors qu’elle fut l’une des chevilles ouvrières du régime Bongo, Laure Olga Gondjout qui a depuis pris ses distances avec les tenants du pouvoir gabonais, s’exprime désormais plus librement. Dans une interview publiée ce lundi par nos confrères de RFI, l’ancienne médiatrice de la République jette un discrédit certain sur la réélection d’Ali Bongo en 2016, qualifiant son score controversé à la présidentielle dans le Haut-Ogooué d’inhabituel.



Laure Olga Gondjout qui vit désormais en Côte d’Ivoire, est désormais plus loquace sur ses anciens amis du pouvoir gabonais, aux mains de la famille Bongo depuis 1964. Alors qu’elle a sorti dernièrement son livre « Instants de vie, Omar Bongo, les miens et le monde » faisant office de mémoires de ses années aux cotés des régents gabonais, l’ancienne conseillère, puis ministre d’Omar Bongo, n’a pas été particulièrement été tendre avec son fils Ali Bongo qui l’a succédé au pouvoir à sa mort.

Dans une longue interview accordée ce lundi à RFI, Laure Olga Gondjout n’hésite pas à railler la victoire toujours controversée d’Ali Bongo à la présidentielle l’ayant opposé à Jean Ping. Répondant à une question sur le taux de participation soviétique de 99,93% des électeurs de la province dite "présidentielle" du Haut-Ogooué, à l’origine de la réélection spectaculaire d’Ali Bongo en 2016, Laure Olga Gondjout a clairement émis des doutes sur ce taux et la victoire du fils d’Omar Bongo.

"Je n’ai pas calculé ce taux, je n’étais pas présente dans la province du Haut–Ogooué, mais je dois avouer que c’est un score inhabituel. C’est inhabituel, c’est vrai", a-t-elle laissé entendre à nos confrères. Un taux de participation invraisemblable qui a tout de même été validé par les instances officielles telle que la Cour constitutionnelle, dirigée depuis sa création par l’indéboulonnable Marie Madeleine Mborantsuo, accusée à tord ou à raison d’être la pièce-maitresse de l’hégémonie au pouvoir de la famille Bongo et de leurs victoires sempiternelles aux présidentielles successives organisées dans le pays.


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