Exhortation

Violences faites aux femmes : la COSYGA invite le gouvernement gabonais à agir vite

Violences faites aux femmes : la COSYGA invite le gouvernement gabonais à agir vite
Violences faites aux femmes : la COSYGA invite le gouvernement gabonais à agir vite © 2020 D.R./Info241

C’est en sa qualité de secrétaire général de la Confédération syndicale gabonaise (COSYGA) que Philippe Djoula a prononcé une « allocution interpellative » à l’endroit du gouvernement gabonais ce mercredi à Libreville. Chaque 25 novembre de l’année marquant justement la journée dédiée à l’élimination des violences faites aux femmes à travers le monde.

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L’occasion était solennelle. Philippe Djoula, le patron de la COSYGA l’a saisie pour appeler le gouvernement à "agir pour un monde exempt de violences et harcèlements" et invité celui-ci à "ratifier la notification n°190 et la recommandation n°206 de l’Organisation internationale du travail (OIT) pour en finir avec la violence sexiste et le harcèlement en milieu professionnel".

L’interpellation de Philippe Djoula au gouvernement est motivée par ce constat : « Il nous revient des rapports alarmants concernant des personnels domestiques, de nettoyage. C’est à dire les techniciennes de surface des sociétés sous-traitantes avec nos multinationales qui ne respectent aucunes dispositions en matière sociale. Certaines salariées ne sont pas reconnues au niveau de la CNSS et de la CNAMGS. Ce, parce que leurs numéros ne sont pas déclarés par leurs employeurs », a t-il regretté.

Dans le même élan de dénonciation de ce qu’il a qualifié de "maladie fantôme" en faisant allusion à une des conséquences du Covid-19 au Gabon, Philippe Djoula a fait remarquer que de nombreux compatriotes, travailleurs se trouvent toujours assis chez eux suite à l’arrêté 0052/MEFPTFPTS fixant certaines dispositions en matière de congés techniques plutôt que de chômage technique.

Ledit arrêté, a t-il fait savoir, « existe bel et bien et Madeleine Berre, nouvelle ministre du travail refuse de l’appliquer alors que l’administration, c’est la continuité ». Autant de constats qui ont amené Philippe Djoula à conclure son appel par une exigence faite au gouvernement. Que celui-ci ne persiste pas dans le viol systématique des conventions internationales en matière syndicale et du droit du travail qu’il a lui-même ratifiées librement.


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