1 700 milliards à recouvrer par l’Etat gabonais : Féfé Onanga réclame la prison pour ces débiteurs indélicats
Le groupe Féfé Onanga refuse que le remboursement constitue la seule réponse aux détournements de fonds publics. Dans une déclaration de presse tenue ce samedi 12 septembre 2026 à Port-Gentil son secrétaire général, Delphin Mboumba Moussounda, a réclamé des sanctions fermes en réaction aux quelque 1 700 milliards de FCFA évoqués par la Cour des comptes. Féfé Onanga demande également la publication des noms des personnes concernées et des sanctions contre les fonctionnaires reconnus coupables. Le montant cité correspond toutefois à un cumul ancien de décisions de débets et d’amendes, dont une partie a déjà été recouvrée.
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Avant cette charge, le groupe a réaffirmé son soutien à Brice Clotaire Oligui Nguema. Delphin Mboumba Moussounda a salué les chantiers engagés à Libreville, les mesures sociales annoncées et les initiatives concernant l’eau et l’électricité à Port-Gentil. Féfé Onanga a lui aussi exprimé son appréciation de l’action présidentielle. Il a néanmoins invité le chef de l’État à se séparer des collaborateurs qu’il juge inefficaces.
Le remboursement jugé insuffisant
Sur le dossier financier, le ton s’est fait nettement plus offensif. Pour Delphin Mboumba Moussounda, les affaires successives nourrissent un sentiment d’impunité lorsque leurs suites restent peu visibles. « Oui au remboursement. Mais nous disons d’abord la prison. D’abord la prison », a-t-il martelé. Le secrétaire général appelle ainsi à une réponse pénale, tout en demandant au président de laisser la justice accomplir son travail.
Une autre vue de cette prise de parole
Féfé Onanga a prolongé cette position en réclamant la publication au Journal officiel des noms des personnes concernées. Il souhaite également la radiation des fonctionnaires reconnus coupables et la saisie de leurs biens par les tribunaux. Ces demandes constituent les sanctions défendues par le groupe, et non des mesures annoncées à l’issue de cette déclaration. Son responsable dénonce plus largement la persistance de pratiques qu’il estime incompatibles avec les ambitions affichées de la Ve République.
Un chiffre qui recouvre plusieurs décennies de décisions
La portée des 1 700 milliards de FCFA mérite cependant d’être précisée. Le premier président de la Cour des comptes, Alex Euv Moutsiangou, a expliqué que cette somme correspond à des décisions de débets et d’amendes accumulées depuis 1985, et non aux seuls contrôles de 2026. Il a également indiqué qu’une partie avait été payée, tandis qu’une autre demeurait à recouvrer. Présenter l’ensemble comme un nouveau détournement de 1 700 milliards serait donc inexact.
Le chiffre d’environ 600 personnes concernées englobe, pour sa part, des personnes physiques et morales, selon les précisions rapportées de son intervention sur Gabon 24. Il ne désigne donc pas uniquement 600 fonctionnaires. Ce bilan financier ne permet pas davantage d’affirmer que chacun a été condamné pénalement pour détournement. Les appels du groupe à l’emprisonnement doivent ainsi être distingués de la nature des décisions effectivement rendues dans chaque dossier.
Port-Gentil également au cœur des revendications
Au-delà des finances publiques, Féfé Onanga a interpellé le chef de l’État sur les difficultés de Port-Gentil, dans la perspective de sa venue annoncée. Il a cité l’insécurité, les conditions de travail des forces de défense et de sécurité, les insuffisances sanitaires et l’absence d’université. Les inondations, le coût de la vie et l’état des infrastructures figurent également parmi ses préoccupations. Il souhaite que ces questions occupent une place centrale dans les échanges présidentiels avec la population.
Le responsable demande surtout à Brice Clotaire Oligui Nguema de rencontrer directement les habitants, au-delà des interlocuteurs administratifs et politiques habituels. « Les gens que vous recevez, qui ont l’habitude de vous recevoir, ne vont jamais vous dire la vérité », a-t-il estimé. Le groupe revendique ainsi un soutien qui laisse place à la critique des décisions et des résultats. Sa déclaration associe deux exigences : des suites concrètes aux dossiers financiers et des réponses aux difficultés quotidiennes des Port-Gentillais.
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