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Gabon : Le combat bouleversant du petit Rayann 9 ans, privé de l’usage de la parole par la maladie

 Gabon : Le combat bouleversant du petit Rayann 9 ans, privé de l’usage de la parole par la maladie
Gabon : Le combat bouleversant du petit Rayann 9 ans, privé de l’usage de la parole par la maladie © 2026 D.R./Info241

À seulement 9 ans, Elie Rayann Wora mène un combat titanesque contre une grave affection neurologique qui a littéralement fracassé son enfance et bouleversé le quotidien de sa famille qui vit dans la capitale économique gabonaise. Probablement atteint d’une aphasie post-convulsion couplée à une dilatation des cavités ventriculaires, ce jeune garçon endure de lourdes séquelles qui le privent d’une scolarité normale et de l’insouciance propre à son âge. La rédaction d’Info241 a rencontré ce mardi à Port-Gentil sa famille qui appelle à l’aide.

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Sur le plan médical, le tableau clinique est particulièrement lourd. Malgré un traitement continu à base de Dépakine 500 mg, l’enfant continue de subir de violentes crises. Un électroencéphalogramme, réalisé il y a quelques mois, a révélé une souffrance cérébrale diffuse et la présence potentielle de foyers épileptogènes dans les deux hémisphères du cerveau. Ces examens spécialisés visaient également à explorer des troubles complexes liés au sommeil et à l’état de conscience du jeune patient.

 Le choc de la maladie et l’errance médicale

Derrière ce drame se tient un père profondément désemparé, Stahel Wora Evelet. Ce dernier se bat au quotidien pour tenter de sauver son fils, dont l’état critique nécessite un suivi ultraspécialisé à Libreville. Le cauchemar a débuté alors que le petit garçon n’avait que 4 ans. « Un soir, il y a cinq ans, il est tombé dans les pommes et il a commencé à convulser. Il avait seulement 4 ans. Le médecin qui l’a diagnostiqué m’a expliqué que le cas de mon enfant ne pouvait être traité qu’à Libreville. Après un scanner, il parlait déjà d’une autre forme d’épilepsie dont j’ignore l’existence. Malgré la Dépakine, les convulsions n’ont pas cessé », confie-t-il avec émotion.

Le petit garçon dont l’état interpelle

Depuis cette première crise survenue durant sa petite enfance, l’état de santé de Rayann s’est inexorablement dégradé, le plongeant dans un profond silence. L’enfant a progressivement perdu l’usage de la parole, compliquant dramatiquement sa prise en charge et ses interactions. « Les médecins qui m’ont reçu à Libreville m’ont recommandé de consulter un neurologue et un orthophoniste vu l’état de l’enfant qui a perdu complètement le langage », explique le père de famille, confronté à l’urgence de trouver des spécialistes adaptés à cette pathologie invalidante.

 Un appel à la solidarité face à la précarité extrême

Mais la volonté d’un père se heurte aujourd’hui au mur de la précarité. Sans emploi formel et réduit à pêcher à ses heures perdues pour survivre, Stahel Wora Evelet ne peut plus faire face aux coûts exorbitants des nombreuses thérapies exigées par les spécialistes. Croulant sous les dettes, il assiste, impuissant, à la détresse de son fils incapable d’exprimer ses douleurs physiques. « La situation est difficile. Les charges, il n’y a que Dieu qui est au contrôle. Aujourd’hui, je dois plus d’un million de francs de loyer. Mon enfant n’arrive même plus à dire où il a mal. Nous sommes obligés d’imaginer. Quand il a soif, il ne peut rien nous dire », se désole-t-il.

Face à ce quotidien devenu extrêmement éprouvant, avec un enfant dont la perte d’autonomie nécessite une assistance permanente, le père de famille lance un véritable cri du cœur à la nation. « Il fait tout sur place. C’est mon deuxième garçon et je demande humblement aux personnes de bonne volonté de m’aider à sortir de cette situation », implore-t-il. Il espère ainsi éveiller la sensibilité des autorités compétentes, des organisations caritatives et de toute personne de bonne volonté pour offrir à son fils l’assistance médicale et sociale indispensable. Les personnes désireuses d’apporter leur soutien à cette famille peuvent les joindre aux numéros : 077 23 68 94 ou 077 57 12 35.

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