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Sanction pénale

Gabon : Une activiste écope de 4 mois de prison et 8,2 millions à payer pour avoir diffamé la chanteuse Nicole Amogho

Gabon : Une activiste écope de 4 mois de prison et 8,2 millions à payer pour avoir diffamé la chanteuse Nicole Amogho
Gabon : Une activiste écope de 4 mois de prison et 8,2 millions à payer pour avoir diffamé la chanteuse Nicole Amogho © 2026 D.R./Info241

Le couperet de la justice est tombé ce mercredi 18 mars au tribunal de première instance de Libreville. Poursuivie à la suite d’une plainte pour diffamation et atteinte à la vie privée, l’activiste Hymelda Eyi Toung, tristement célèbre sous le pseudonyme de la « Dame de fer », a été reconnue coupable des faits qui lui sont reprochés. La juridiction l’a formellement condamnée à 4 mois d’emprisonnement, dont 3 assortis du sursis, ainsi qu’à une amende pénale de 200 000 francs CFA. Elle devra en outre verser la lourde somme de 8 millions de francs CFA au titre des dommages et intérêts à la plaignante, l’artiste-chanteuse gabonaise Nicole Amogho.

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Cette sentence judiciaire vient clore un scandale particulièrement préjudiciable qui a secoué la toile gabonaise ces dernières semaines. Dans un fichier audio devenu viral sur les réseaux sociaux, Hymelda Eyi Toung affirmait détenir une vidéo à caractère pornographique impliquant l’interprète du titre à succès « Ngounda Ngounda » et l’ambassadeur du Gabon en France, Alfred Nguimbanda. Profondément blessée dans son honneur par ces allégations jugées totalement mensongères, la chanteuse avait immédiatement décidé de saisir la justice pour laver son image et faire cesser cette campagne de dénigrement.

Une confrontation décisive

L’affaire a connu une accélération fulgurante à l’issue d’une enquête préliminaire minutieuse menée par les autorités compétentes. Une confrontation décisive, organisée le 11 mars dernier entre les deux parties, a permis de mettre en lumière les incohérences et les contrevérités de l’activiste. À la suite de son audition par le parquet, Hymelda Eyi Toung avait été placée sous mandat de dépôt à la prison centrale de Libreville, marquant ainsi la fin de son impunité numérique et rappelant que la délation ne saurait s’ériger en mode de vie au Gabon.

Le communiqué de la maison de production de l’artiste

Du côté de la victime, cette décision de justice est accueillie avec une certaine gravité et un grand soulagement. À travers un communiqué de presse rendu public par son agence Azur Procom, l’entourage de la star a tenu à saluer publiquement la rigueur dont ont fait preuve les autorités judiciaires du pays. Le document officiel précise toutefois que « la condamnation prononcée par le tribunal est loin d’être considérée comme une victoire, mais simplement comme un droit, celui de la restauration et du respect de l’image d’une mère de famille et d’une épouse digne ».

Des instigateurs tapis dans l’ombre

Profitant de cette tribune officielle, l’agence de communication a également tenu à adresser ses vifs remerciements aux très nombreux fans de l’artiste. La gratitude de la chanteuse s’est aussi dirigée vers les familles Amogho et Onanga, ainsi qu’à l’endroit des proches et des amis pour leur soutien indéfectible face à cette douloureuse épreuve médiatique. Cependant, au-delà de la satisfaction d’avoir obtenu réparation devant les tribunaux, l’affaire pourrait bien révéler des ramifications beaucoup plus complexes et profondes.

L’artiste, s’appuyant sur les déclarations faites par la mise en cause lors de son instruction, dénonce en effet ce qui s’apparente à un véritable complot orchestré contre sa personne. Vivant désormais dans une angoisse permanente, Nicole Amogho prend l’opinion nationale et internationale à témoin, pointant du doigt de véritables instigateurs toujours cachés. Elle prévient fermement qu’elle « rendra responsables les personnalités qui ont organisé la fameuse rencontre du bord mer d’où l’audio incriminé aurait été enregistré, de tout incident ou actes malveillants qui pourraient lui arriver dans les prochains jours ».

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