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Le maintien de Mounguengui à la tête de la Fegafoot déjà attaqué devant le Tribunal arbitral du sport

Le maintien de Mounguengui à la tête de la Fegafoot déjà attaqué devant le Tribunal arbitral du sport
Le maintien de Mounguengui à la tête de la Fegafoot déjà attaqué devant le Tribunal arbitral du sport © 2026 D.R./Info241

La gouvernance du football gabonais connaît un nouvel épisode de crispation majeure. La décision conjointe de la Fédération internationale de football association (Fifa) et de la Confédération africaine de football (CAF) de prolonger le mandat du comité exécutif de la Fédération gabonaise de football (Fegafoot) jusqu’au 31 décembre 2026 continue de susciter de vives réactions. Parmi les voix les plus critiques figure celle de Dieudonné Ndoumbou Likouni, ancien président du comité de normalisation, qui dénonce fermement une décision « illégitime » et annonce un recours imminent devant le Tribunal arbitral du sport (TAS).

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Cette controverse fait suite à une correspondance officielle datée du 7 mai 2026, signée par Elkhan Mammadov pour la Fifa et Sarah Mukuna pour la CAF, et adressée au secrétaire général de la Fegafoot, Yoland Mavouroulou. Consécutive à une mission conjointe menée à Libreville du 18 au 20 avril dernier, cette lettre justifie le maintien de l’équipe actuelle par la nécessité d’assainir la situation administrative de la fédération. Les deux institutions évoquent l’obligation d’obtenir les agréments requis d’ici fin octobre 2026, via un guichet unique conjointement mis en place par les ministères des Sports et de l’Intérieur, tout en fixant un calendrier transitoire devant aboutir à une assemblée générale élective au plus tard fin décembre 2026.

 Une lecture statutaire contestée et une légitimité remise en cause

S’appuyant sur l’article 38, paragraphe 4 des statuts de la Fegafoot, les instances dirigeantes du football mondial et continental estiment que le comité exécutif en place, dirigé par Pierre Alain Mounguengui, reste pleinement habilité à gérer les affaires courantes durant cette période de régularisation. Une lecture juridique que rejette catégoriquement Dieudonné Ndoumbou Likouni. Dans une publication relayée sur les réseaux sociaux, l’ancien responsable du processus de normalisation de 2013 fustige une décision qu’il qualifie de « parodique » et profondément contraire aux principes de gouvernance démocratique.

Le courrier de maintien de la FIFA

Pour lui, cette prolongation revient purement et simplement à entériner une situation d’illégitimité au sommet de l’instance faîtière nationale. Il pointe notamment du doigt la longévité de l’actuel président, en poste depuis 2014, estimant qu’un nouveau cycle de gouvernance aurait dû s’ouvrir au terme de son mandat. En outre, il accuse ouvertement la Fifa de faire preuve d’une indulgence coupable à l’égard des dirigeants actuels du football gabonais.

 Le bras de fer déplacé sur le terrain judiciaire international

Face à ce qu’il considère comme une impasse institutionnelle, Dieudonné Ndoumbou Likouni entend désormais porter le différend sur le terrain judiciaire. Constatant que les recours internes n’ont pas permis d’aboutir à une résolution satisfaisante, il annonce son intention de saisir le Tribunal arbitral du sport. « L’annulation pure et simple de cette prolongation s’impose », soutient-il avec conviction, appelant dans le même temps à la constitution d’une vaste mobilisation nationale, y compris financière, pour soutenir cette procédure devant la juridiction basée à Lausanne, en Suisse.

Cette sortie musclée ravive inévitablement le souvenir de la grave crise de 2013. À l’époque, la Fifa avait d’ailleurs confié à ce même Ndoumbou Likouni la conduite d’un comité de normalisation chargé de réformer les statuts de la Fegafoot et d’organiser des élections transparentes. Un processus qui avait ironiquement abouti, en mars 2014, à l’élection de Pierre Alain Mounguengui. Alors que la Fifa et la CAF affirment continuer d’évaluer la situation, la fronde portée par l’ancien dirigeant déplace désormais le débat sur le terrain du droit sportif international, annonçant une bataille décisive pour l’avenir institutionnel du ballon rond au Gabon.

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