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Pour Albert Ondo Ossa, « le peuple gabonais doit sanctionner fortement le pouvoir actuel »

Pour Albert Ondo Ossa, « le peuple gabonais doit sanctionner fortement le pouvoir actuel »
Pour Albert Ondo Ossa, « le peuple gabonais doit sanctionner fortement le pouvoir actuel » © 2021 D.R./Info241

À la faveur d’une conférence de presse qu’il a tenu ce vendredi 14 mai à Libreville, le professeur agrégé d’économie et ancien ministre sous Omar Bongo, Albert Ondo Ossa, a dressé un tableau des plus tristes de la gouvernance d’Ali Bongo. Néanmoins, l’ancien candidat à l’élection présidentielle anticipée de 2009 a énoncé quelques perspectives qui pourraient, d’après lui, assurer le redressement du pays.

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C’est dans un cadre somptueux qu’Albert Ondo Ossa a choisi de faire une apparition publique après tant d’années passées dans le plus profond anonymat. Entouré par une bonne brochette d’acteurs politiques et de la société civile de laquelle il se revendique dont deux anciens premiers ministres, Jean Éyeghe Ndong et Casimir Oye Mba, Ondo Ossa a passé au scanner la situation sociopolitique et économique du pays. Non pas en sa qualité d’acteur politique à ce stade. Mais, s’est-il voulu clair, « en fils de ce pays et en citoyen averti, fort de [sa] formation et de [son] expérience ».

Une vue de l’assistance au cours de ce point de presse

Il faut dire que rien n’a été laissé de côté. Connu pour une rigueur morale et intellectuelle peu courante, l’universitaire ne s’est pas privé de décortiquer l’état actuel de notre économie qui est son domaine de prédilection. Il a par exemple regretté que : « Au regard des critères de surveillance multilatérale de la CEMAC et précisément les indicateurs de second rang, la masse salariale ne doit pas dépasser 35% des recettes fiscales. Or, elle atteint malheureusement 80,3%, 88,0%, 55,75% et 61,09% de celles-ci respectivement en 2016, 2017, 2018, 2019 et 2020. Ce qui est excessif par rapport à la norme communautaire ».

Passant en revue l’actualité la plus récente, l’unique orateur du jour est revenu tour à tour sur des sujets relégués au second plan tels que la laïcité, la citoyenneté, le civisme, le dialogue en gestation, la transition et la gestion actuelle de la crise sanitaire liée à la Covid-19 dont il a fustigé les intérêts financiers sur lequel, a t-il affirmé, s’est plus préoccupé le gouvernement.

Même s’il a proposé quelques pistes de solutions de sortie d’un tel marasme, le natif de Minvoul dans le Haut-Ntem, a invité les Gabonais à « tirer les bonnes leçons du passé ; rester concentrés sur l’essentiel : le redressement du pays ; se disposer à juger sans complaisance et à sanctionner fortement le pouvoir actuel ». Des termes forts, bien choisis qui ont fait insister la presse sur ses intentions pour la prochaine élection présidentielle. Une éventualité qu’il a battu en brèche, quoique laissant entrevoir une telle posture dans les prochains mois.

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