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Pour un téléphone Blackberry, il tue son frère et écope de 15 ans de prison à Port-Gentil

Pour un téléphone Blackberry, il tue son frère et écope de 15 ans de prison à Port-Gentil
Pour un téléphone Blackberry, il tue son frère et écope de 15 ans de prison à Port-Gentil © 2021 D.R./Info241

Port-Gentil, capitale économique du Gabon, peut être assimilée à la capitale judiciaire du crime, meurtre, viol et autre faits divers au regard des nombreuses affaires traitées par la cour criminelle. Des affaires toutes aussi sordides que dramatiques. Ce mercredi, la 61e affaire jugée, a été la parfaite illustration de cette situation judiciaire déplorable. En effet, Thiam Moussa, un ressortissant sénégalais (27 ans au moment des faits), a écopé de 15 ans de prison pour avoir poignardé au thorax son compatriote, Kalilou Niane, pour une affaire de smartphone Blackberry.

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Après avoir passé 7 années à la prison centrale de Port-Gentil, le sort judiciaire de Thiam Moussa a été enfin connu ce mercredi 12 mai dans l’affaire l’opposant à Kalilou Niane pour les griefs de coups mortels. Les faits se sont déroulés dans l’après-midi du 9 octobre 2014 au quartier Roger Butin, situé dans le 4e arrondissement de Port-Gentil.

Retour sur les faits

Ce jour-là, la victime, Kalilou Niane, se rendit chez son frère Thiam Moussa avec qui il a effectué une transaction portant sur un téléphone portable, conclue à la veille du drame. En effet, la victime avait accepté de céder son téléphone de marque Blackberry 9900 contre un autre de type Q10 en plus de la somme de 130 000 FCFA. Ce dernier reçoit également dans ce troc, une avance de Thiam Moussa d’une valeur de 50 000 FCFA. Dans leur entente, le reliquat de 80 000 FCFA devait lui être versé dans l’intervalle de trois mois.

Le téléphone à l’origine du drame

Le lendemain matin, le vendeur va revenir sur sa décision prétextant qu’il a trouvé un autre client à même de payer plus que le montant de Moussa. Ne comptant pas restituer la somme de 50 000 FCFA et le Blackberry 9900 qui lui avait été donnés, Kalilou décide alors de passer à la vitesse supérieure afin de reprendre son BlackBerry puisque sa proposition n’avait pas trouvée l’assentiment de son frère acheteur. C’est ainsi qu’une dispute éclatera entre les deux hommes. Puis s’en suit une violente rixe.

Un troc qui finit en sang

Voyant que Kalilou prenait le dessus sur lui, Moussa alias « Moïse » se saisit d’un couteau qui se trouvait dans le sac ouvert de son adversaire servant à couper les puces. Pour lui obliger à lâcher prise, il le blesse une première fois à la main. Puis à l’avant-bras. Voyant qui ne faiblissait pas, il va lui porter un troisième coup à la poitrine. Vacillant, Niane va essayer de sortir de la chambre où il se trouvait. Dans sa marche funeste, vidé d’une partie de son sang, son corps va se jeter sur le recoin de la route, juste à l’entrée du domicile de Moussa.

Pendant ce temps, le tueur prend la poudre d’escampette après avoir jeté l’arme blanche dans les hautes herbes. Apprenant d’un de ses amis au quartier Ntchenguè où il était après sa fuite, qu’un ressortissant sénégalais avait été tué par un de ses compatriotes, il va se rendre spontanément dans les locaux de la police judiciaire. Il sera inculpé 6 jours plus tard pour coups mortels.

Le 15 octobre de la même année, le médecin généraliste de l’hôpital régional de Ntchenguè, à la demande du procureur général, va réaliser une autopsie. Celle-ci va conclure à un décès consécutif à une hémorragie grave par section des vaisseaux sanguins du bras droit, par compression du cœur suite à l’hémorragie ou par la combinaison des deux.

Devant le tribunal

À la barre ce mercredi 12 mai, le ministère public a requis la culpabilité de l’accusé outre sa condamnation à 15 ans de réclusion criminelle. La défense représentée par Me Chansel Guissiga, a plaidé à titre principal, l’excuse de provocation, conformément à l’article 54 du Code pénal. À titre subsidiaire, les circonstances atténuantes et le sursis en application de l’article 41 du Code pénal. L’accusé à quant à lui, regretté l’acte commis et présenté ses excuses à la famille du défunt.

Statuant publiquement en matière criminelle, la cour a déclaré Thiam Moussa alias Moïse, coupable du crime de coups mortels. Le condamne à 15 ans de réclusion criminelle dont 5 ans assortis du sursis.

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