Elections apaisées

Transparence électorale : l’opposition gabonaise appelle le camp d’Ali Bongo à une concertation

Transparence électorale :  l’opposition gabonaise appelle le camp d’Ali Bongo à une concertation
Transparence électorale : l’opposition gabonaise appelle le camp d’Ali Bongo à une concertation © 2022 D.R./Info241

Alors que les élections au Gabon sont toujours sources de violences, d’arrestations et de décès, l’opposition continue d’appeler le pouvoir à améliorer le processus électoral. Plusieurs partis réunis sous bannière de la plateforme PG41, ont appelé mercredi à une concertation entre acteurs politiques pour des reformes électorales en profondeur. Ce pour éviter le cycle infernal des présidentielles controversées toutes remportées depuis 1968 par le parti au pouvoir.

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Après avoir déposé aux autorités gabonaises en mars dernier, un mémorandum pour des élections apaisées au Gabon, l’opposition continue de prêcher pour plus de transparence électorale. Réunis ce 21 septembre au siège national du Rassemblement pour le Gabon (RPG), les acteurs de l’opposition ont renouvelé leur appel au pouvoir exécutif gabonais qui semble trainer les pas pour tenir compte de leurs propositions.

Un mémorandum et un dialogue

« Il ne s’agit pas d’un dialogue général, comme on en a l’habitude chez nous. Il s’agit d’une concertation ciblée entre les partenaires qui sont les partis politiques et les institutions chargées d’organiser les élections », a précisé Paulette Missambo, présidente de l’Union nationale (UN) et membre de cette plateforme. « Il s’agit de discuter des problèmes d’ordre juridique, des problèmes d’ordre institutionnel et des problèmes d’ordre organisationnel que nous avons répertorié dans le mémorandum », a-t-elle renchéri.

Pour le président du Rassemblement pour la patrie et la modernité (RPM), Alexandre Barro Chambrier, cette concertation qu’ils appellent de leurs vœux devrait permettre de perdre des vies humaines. « Nous constatons tous qu’à l’issue des échéances électorales, notamment la présidentielle, il s’ensuit souvent des heurts, des violences et il y a souvent mort d’homme », a-t-il lancé devant la presse nationale et internationale venues couvrir cette conférence de presse.

Une réaction de l’exécutif plus qu’attendue

Pour sa part, le président de la plateforme PG41, Louis-Gaston Mayila, n’a eu de cesse de tirer la sonnette d’alarme, pour susciter la réaction du pouvoir d’Ali Bongo. Il a notamment rappelé plusieurs violations des lois en vigueur concernant notamment le renouvellement du bureau du Centre gabonais des élections (CGE) devenu caduc, le renouvellement du bureau du Conseil national de la démocratie (CND), le financement des partis politiques etc.

La réaction du gouvernement gabonais, de la majorité présidentielle sur ces questions de transparence électorale reste attendue. Ce d’autant qu’Ali Bongo a souhaité pour 2023, une énième « victoire » sans bavure pour son camp. Une perspective loin d’être une réalité au regard de nombreux manquements décriés par l’opposition qui n’augure toujours pas de véritables élections présidentielles transparentes et dont le résultat serait acceptable par tous.

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