Présidentielle 2025 : les gabonais peu convaincus par Zenaba Gninga sur « Un candidat, un projet »

Le rideau s’est levé jeudi soir sur la toute première de l’émission “Un candidat, un projet”, et le moins que l’on puisse dire, c’est que le spectacle était au rendez-vous. L’unique femme candidate à la présidentielle gabonaise du 12 avril, Chaning Zenaba Gninga, a ouvert le bal hier soir dans un face-à-face électrique avec un panel de journalistes visiblement plus affûtés que jamais. Mais ce que les caméras n’ont pas filmé, ce sont les salves de commentaires en ligne, où les Gabonais, armés de leurs claviers, ont livré un debriefing sans filtre, parfois féroce, souvent acide. La rédaction d’Info241 vous en livre un florilège.

Si le courage de la candidate a été vivement salué par les internautes gabonais, sa prestation, elle, a laissé les téléspectateurs sur leur faim. Entre imprécisions, esquives et manque de fond, l’exercice s’est vite transformé en parcours du combattant. Et les internautes, eux, ne lui ont rien laissé passer.
L’intégralité de l’émission d’hier
Une candidate sur le gril
Dès les premières minutes, Chaning Zenaba Gninga est passée à la broche. Les internautes ont assisté à une mise à nu politique, une dissection en règle d’un discours jugé souvent flou, trop théorique et désespérément creux.
“ Elle parle beaucoup, mais dit peu. À chaque question, c’était de l’esquive digne d’un entraînement de boxe ”, lance @AKIGMAN.
“ Pas de programme, pas de chiffres, pas de stratégie. On dirait une touriste venue faire coucou à la République ”, assène @dezkutzz3213.
“ Improvisation totale, elle semblait découvrir les sujets en même temps que nous. Une vraie candidate surprise… sans les cadeaux ”, moque @uobcoml3bengonebengonesime125, dans une envolée virale.
Certains y voient une opération de communication mal ficelée , d’autres un triste épisode d’auto-sabordage. Car quand on prétend à la magistrature suprême, “ on ne vient pas réciter Wikipédia et sourire aux caméras ”, dixit @JeanRenéKOUMBA.
Des journalistes jugés “carnassiers”
Mais la candidate n’était pas la seule cible. Une bonne partie des critiques s’est abattue sur les journalistes de l’émission , et plus particulièrement sur un nom revenu comme un refrain : Armstrong Agaya .
“ Il s’est comporté comme un procureur frustré, pas comme un journaliste. À croire qu’il voulait un KO en direct ”, tacle @jadamink6478.
“ On se serait crus dans une émission de téléréalité. À quand les votes du public et les éliminations ? ”, ironise @essihtelesphor1149.
Heureusement pour l’équilibre, le modérateur Martial Tchibinda a été globalement salué pour sa retenue, son calme et son professionnalisme. “ Heureusement qu’il était là, sinon c’était le bûcher en direct ”, souffle @CurtisMabika.
Courage salué, fond critiqué
Parmi les flèches tirées, quelques fleurs ont été lancées . Beaucoup ont reconnu le courage de Chaning Zenaba Gninga de s’être prêtée à l’exercice, dans un climat aussi hostile qu’un tribunal populaire.
“ Elle est courageuse, mais clairement pas prête. Être présidente, ce n’est pas faire une story Insta ”, commente @LloydEya.
“ Elle s’exprime bien, mais sur le fond, c’est le désert du Sahara ”, résume @soniareymond9351.
Verdict populaire : "À refaire… ou à abandonner ?"
Ce premier débat a mis les pendules à l’heure. Le public gabonais est exigeant, attentif et sans pitié . Et il attend la même fougue, voire le même acharnement, face aux ténors annoncés comme Bilie By Nze ou Oligui Nguema.
“ J’espère que les autres passeront aussi à la casserole. Sinon, ce sera deux poids deux mesures ”, avertit @darneleti5225.
En résumé : une candidate désarmée, un plateau surchauffé, un public impitoyable . Ce premier round de “Un candidat, un projet” a plus ressemblé à un combat de boxe politique qu’à un débat d’idées. Une chose est sure, le Gabon politique a ses codes. Et pour l’instant, Chaning Zenaba Gninga ne semble pas encore en avoir trouvé la combinaison.
@info241.com
