Banditisme

Un client-braqueur de taxi condamné à 5 ans de prison et à 2 millions d’amende

Un client-braqueur de taxi condamné à 5 ans de prison et à 2 millions d’amende
Un client-braqueur de taxi condamné à 5 ans de prison et à 2 millions d’amende © 2021 D.R./Info241

La cour criminelle de Port-Gentil (Ogooué-Maritime) a été sans pitié lundi, contre un braqueur du dimanche qui tentait de dérober la recette d’un taximan dans la capitale économique gabonaise. Opposé à sa victime, Lewis Mapangou Kombila, Vianney Ndjipa qui séjournait en prison depuis 2019, a été condamné à une peine de 5 ans de réclusion criminelle assortie d’une amende de 2 millions de francs CFA.

Moov Africa

Depuis plus d’une semaine dans la capitale économique gabonaise et plus précisément au tribunal de première instance, les cas de condamnation n’en finissent plus de tomber témoignant ainsi de la recrudescence de la violence ou encore du grand banditisme à Port-Gentil. Et la vingt-et-unième affaire de la session criminelle opposant l’accusé Ndjipa Vianney à Mapangou Lewis en est une parfaite illustration ce lundi 12 avril 2021 au palais de justice de la ville du sable.

Une vue de l’audience de lundi

Les faits remontent au 3 octobre 2019 au quartier Ntchenguè, lorsque Lewis Mapangou Kombila embarquait à bord de son véhicule à usage de taxi un client pas comme les autres. Circulant dans la ville, Vianney Ndjipa l’arrêta en proposant la somme de 1 000 francs à destination du quartier Château dans le deuxième arrondissement. Un peu plus loin, Vianney qui avait pris place à la cabine avant près du chauffeur, déclarait au conducteur qu’il allait prendre les pièces de monnaie du taxi dans le coffre.

Devant le refus catégorique du taximan, l’accusé sortira un tournevis avec lequel il menaçait sa victime. Il réussira à mettre lesdites pièces dans sa poche. Voyant que le conducteur ne marquait pas d’arrêt comme il lui avait intimé, Vianney décédait à cet instant de sauter du véhicule. N’ayant pas réussi à le faire parce que retenu fermement par sieur Mapangou, il a été conduit à l’antenne provinciale de la police d’investigation judiciaire.

Interrogé au cours de la procédure préliminaire, le mis en cause reconnaissait avoir dérobé quelques pièces sans l’autorisation du légitime propriétaire du véhicule. Et niait avoir fait usage de l’arme blanche pointée contre sa victime lors du transport. Déféré au parquet, il est accusé de vol avec violence. Au cours de son instruction à la barre, l’accusé reconnaissait les griefs qui lui sont reprochés.

Dans son verdict, la cour s’est appuyée sur l’article 460 du Code pénal et l’article 465 alinéa 2 édicte que « le vol est puni de 20 ans de réclusion criminelle lorsqu’il est commis avec usage ou menace d’une arme apparente ou cachée ». Statuant publiquement, elle a disqualifié le délit de vol avec une arme apparente en délit de vol avec violence et l’en a déclaré coupable. En répression, elle l’a condamné à 5 ans de prison avec 2 millions d’amende.


Newsletter de Info241.com

Inscrivez-vous maintenant pour recevoir notre newsletter quotidienne


Info241.com s'engage à ne pas vous envoyer de messages non sollicités. Si vous changez d'avis, vous pourrez vous désabonner de cette newsletter à tout moment.

Commenter l'article