Bilie-By-Nze incarcéré : La chambre d’accusation décale l’examen de sa remise en liberté provisoire après un couac
Alain-Claude Bilie-By-Nze, ancien Premier ministre d’Ali Bongo jusqu’à sa chute du pouvoir en 2023, restera à la prison centrale de Libreville quelques jours de plus. Alors que la chambre d’accusation devait examiner ce vendredi 8 mai ses recours contre son placement en détention et le rejet de sa mise en liberté provisoire, l’audience devant le parquet a été brutalement interrompue par un obstacle de forme.
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Ce contretemps n’est pas le fait de la défense. L’examen a été renvoyé au mardi 12 mai en raison d’un défaut de notification des mémoires à la partie civile. Cette formalité, qui incomberait exclusivement au ministère public, n’avait toujours pas été accomplie par le procureur général au moment de l’ouverture des débats, paralysant ainsi la marche de la justice.
L’indignation du parti Ensemble Pour le Gabon
Cette situation a provoqué une réaction immédiate et vigoureuse de sa formation politique. Dans un communiqué publié ce samedi 9 mai, le bureau exécutif d’Ensemble Pour le Gabon (EPG) dénonce avec gravité un manquement qui fragilise le déroulement serein de la procédure judiciaire et retarde indûment la possibilité pour leur leader de bénéficier d’une remise en liberté sous caution.
Le communiqué de son parti
Pour le parti de l’ancien chef du gouvernement, cette entrave porte une atteinte directe au « principe du contradictoire, pourtant au fondement de tout procès équitable et de toute justice impartiale ». L’EPG estime que ces retards inexpliqués dans un dossier scruté de près par l’opinion publique nationale et internationale jettent un voile d’incertitude sur la sérénité et l’impartialité de la démarche en cours.
Un litige de 5 millions au cœur des tensions
Au-delà de ces joutes procédurales, l’affaire repose sur un litige financier d’ordre privé qui a pris une tournure criminelle spectaculaire. L’ancien dignitaire est inculpé pour présomption d’escroquerie et d’abus de confiance, suite à un emprunt de 5 millions de francs CFA contracté auprès d’une citoyenne. Une somme qui semble dérisoire au regard de son parcours au sommet de l’État, mais qui justifie son maintien sous les verrous depuis le 15 avril dernier.
Dans l’attente de l’audience du mardi 12 mai, l’EPG a appelé ses partisans au calme et à la vigilance républicaine. Le parti exhorte désormais la chambre d’accusation à dire le droit en toute conscience et indépendance, loin de toute pression ou instrumentalisation politique, rappelant que la stabilité du pays ne peut se construire sur l’affaiblissement des garanties judiciaires.
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