Gabon : Les députés de retour ce lundi pour une session express de 27 jours avant les législatives

Les parlementaires gabonais reprennent du service ce lundi 1er septembre à l’Assemblée nationale. Après deux mois de congés, ils ouvrent une seconde session ordinaire, la toute dernière pour certains d’eux, conformément à l’article 85 de la Constitution. Le président de l’Assemblée nationale de la transdition dont le mandat a été prolongé malgré l’entrée dans le Ve République, Jean François Ndongou, donnera le ton de cette rentrée à travers un discours fixant les grandes orientations de ces 27 jours de travaux.

Une session de 27 jours
Cette session s’annonce toutefois singulière : elle ne durera que 27 jours pour les acteurs parlementaires en place depuis la dissolution de l’Assemblée nationale. Le calendrier électoral impose en effet un rythme serré, puisque la campagne pour les élections législatives débutera dès le 17 septembre. Les députés de la Transition devront donc limiter leurs travaux aux affaires courantes et aux dossiers jugés urgents.
Au-delà de sa brièveté, cette session a surtout une valeur symbolique. Elle sera la toute dernière pour les députés de la Transition, toujours en poste malgré l’expiration officielle de cette période exceptionnelle. Leur mission s’achève, deux ans après le basculement historique du 30 août 2023 qui avait mis un terme à plus d’un demi-siècle de régime Bongo.
145 sièges de députés à pourvoir
L’enjeu majeur reste désormais le scrutin législatif. Prévu les 27 septembre et 11 octobre, il doit permettre l’élection de 145 députés qui siégeront pour la première fois dans le cadre de la Ve République. C’est à l’issue de ce vote que prendra forme une nouvelle Assemblée nationale, issue du suffrage direct et donc pleinement légitime.
Une nouveauté est à souligner : pour la première fois, deux sièges seront réservés à la diaspora gabonaise. Cette mesure, saluée par de nombreux observateurs, marque une volonté d’intégrer davantage les Gabonais de l’étranger dans la vie démocratique du pays.
Ainsi, cette rentrée parlementaire revêt une portée plus historique que législative. Elle sonne comme un dernier tour de piste pour des députés provisoires, avant de céder la place aux premiers élus de la Ve République. Une transition institutionnelle qui confirme la marche du Gabon vers un nouveau cycle politique.
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