Noyade

Okondja : Une baignade du Nouvel An vire au drame, un gabonais de 19 ans retrouvé mort

Okondja : Une baignade du Nouvel An vire au drame, un gabonais de 19 ans retrouvé mort
Okondja : Une baignade du Nouvel An vire au drame, un gabonais de 19 ans retrouvé mort © 2026 D.R./Info241

Le département de la Sébé-Brikolo (Haut-Ogooué, sud est du Gabon) est sous le choc. L’année 2026 a débuté par une tragédie brutale sur les berges de la rivière Sébé. Le vendredi 2 janvier, une sortie festive entre amis a tourné au cauchemar avec la noyade de Yarel Ngoye Djiba, un jeune compatriote de 19 ans. Ce nouveau drame relance l’épineux débat sur l’absence de sécurisation des sites de baignade au Gabon.

Moov Africa

-

Ce devait être un moment de joie et de détente pour célébrer le passage à la nouvelle année. En compagnie d’amis et de deux aînés, le jeune Yarel s’est rendu sur un site de la rivière Sébé, un lieu prisé et fréquenté par les populations locales d’Okondja, surtout en période de vacances. Malheureusement, cette habitude collective masque une réalité dangereuse : l’absence totale d’aménagements de sécurité.

Un moment d’inattention fatal

Selon les premiers témoignages, la victime ne savait pas nager. Le drame s’est noué en une fraction de seconde, lors d’un moment d’inattention générale. Le jeune homme, échappant à la vigilance de ses compagnons, s’est retrouvé en difficulté dans une zone profonde de la rivière. Malgré les cris d’alerte, il a été emporté par les eaux.

Le corps sans vie de la victime

Les recherches, entamées immédiatement par les proches et les riverains avec des moyens de fortune, se sont poursuivies jusque tard dans la nuit du vendredi, dans une angoisse grandissante. L’espoir s’est définitivement éteint au petit matin du samedi 3 janvier, lorsque le corps sans vie de Yarel a été repéré flottant à la surface.

L’urgence d’une prise de conscience étatique

La brigade de gendarmerie d’Okondja a ouvert une enquête pour éclaircir les circonstances exactes du drame. Cependant, au-delà du fait divers, c’est la responsabilité des pouvoirs publics qui est pointée du doigt.

Ce drame met en lumière, une fois de plus, la dangerosité des sites de baignade « sauvages » au Gabon. Absence de panneaux de signalisation, inexistante de balisage des zones de profondeur, manque criant de maîtres-nageurs : les familles sont livrées à elles-mêmes face aux dangers des cours d’eau.

La mort de Yarel Ngoye Djiba ne doit pas être vaine. Elle sonne comme un signal d’alarme pour l’État et les collectivités locales. Il est impératif de passer des simples appels à la prudence à des actes concrets : identification des zones à risque, sécurisation des périmètres et déploiement de surveillance lors des périodes d’affluence. En ce début d’année endeuillé, la Sébé-Brikolo pleure l’un de ses fils et réclame que la baignade cesse enfin d’être synonyme de mort.

@info241.com
Moov Africa

Newsletter de Info241.com

Inscrivez-vous maintenant pour recevoir notre newsletter quotidienne


Info241.com s'engage à ne pas vous envoyer de messages non sollicités. Si vous changez d'avis, vous pourrez vous désabonner de cette newsletter à tout moment.


-

Commenter l'article