Viol entre ados à Owendo : Une boite de sardines contre une sodomie, derrière l’acte de l’horreur
Alors que l’on croyait l’affaire remontant à cette fin de semaine, les faits eux remontent au week-end dernier. Une vidéo d’une violence inouïe a défrayé la chronique dès ce mercredi au Gabon, exposant le viol d’un enfant de 11 ans par un adolescent de 14 ans. La réaction rapide de la police judiciaire a permis l’interpellation ce mardi après des trois mineurs impliqués. Mais les auditions dévoilent un drame plus profond où la misère et la faim ont servi d’armes au 3e larron, complice et instigateur, qui aurait contraint les deux autres pour une boite de sardines et un manioc.
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Une réactivité policière face à l’horreur numérique
Une onde de choc a traversé les réseaux sociaux gabonais ce jeudi suite à la diffusion virale d’une vidéo montrant le viol insoutenable d’un jeune garçon. Si les images ont émergé tardivement, la scène s’est en réalité déroulée le samedi 22 novembre au quartier Awoungou, dans le 1er arrondissement d’Owendo. Alertés par la gravité des faits et l’indignation collective, les services de mœurs de la Police Judiciaire ont agi avec une célérité exemplaire pour remonter la piste numérique. Moins de trois jours après le crime, les enquêteurs ont identifié le lieu et procédé, ce mardi, à l’interpellation des auteurs présumés.
Les deux principaux bourreaux
Les protagonistes de cette sombre affaire sont tous mineurs, ce qui confère une dimension particulièrement tragique à l’événement. L’agresseur principal, un collégien de 14 ans scolarisé en 6e répondant au pseudonyme de « Espoir » (H.O.), s’en est pris à « Égire », un enfant déscolarisé de 11 ans. Le drame s’est noué à l’abri des regards, profitant de l’absence des adultes pour commettre l’irréparable. Ce défaut de surveillance parentale a laissé le champ libre à une scène d’une cruauté dépassant l’entendement, orchestrée par un troisième adolescent.
Le « contrat » sordide : une boîte de sardines contre un viol
L’enquête a rapidement mis en lumière le mécanisme sordide ayant conduit à cette agression : un chantage basé sur la précarité extrême. Le jeune Égire, errant et affamé, a croisé la route d’Espoir qui lui a proposé de se rendre chez un ami commun, Jonas. C’est là que le piège s’est refermé : Jonas a cyniquement proposé de la nourriture — une simple boîte de sardines et du manioc — à l’unique condition qu’Espoir sodomise le plus jeune.
Le témoignage des adolescents ce vendredi
Les aveux des mineurs glacent le sang par leur lucidité. Espoir raconte : « Je sillonnais le quartier quand j’ai aperçu Égire assis chez le boutiquier. Étant affamé, je lui ai proposé de nous rendre chez Jonas. Une fois là-bas, Jonas nous a proposé une boîte de sardines et un morceau de manioc à condition que je sodomise Égire » . La victime, prise au piège, confirme la contrainte : « J’ai voulu refuser, mais Jonas nous a menacés de ne plus nous donner à manger et de nous tabasser à chaque fois qu’il nous verrait dans le quartier » .
Voyeurisme et déshumanisation
L’horreur de l’acte a été amplifiée par le rôle actif de Jonas, ce troisième larron assis sur un congélateur, qui a filmé la scène tout en encourageant l’agression. Pour sa défense, l’adolescent a invoqué une justification dérisoire : « Qu’ils le fassent ou pas, j’allais leur donner à manger. Je voulais juste avoir une vidéo à montrer à mes amis pour rigoler, c’était une blague ». Ces propos témoignent d’une déshumanisation inquiétante et d’une recherche de notoriété malsaine, où l’humiliation d’un camarade devient un divertissement.
Loin de porter secours à la victime, ce témoin actif a participé à son anéantissement psychologique en immortalisant son calvaire pour les réseaux sociaux. Ces éléments confirment la préméditation et l’emprise psychologique exercée par le duo des plus âgés sur l’enfant de 11 ans. Le rire audible sur la vidéo et la diffusion des images signent une perte totale de repères moraux chez ces jeunes adolescents.
Un cycle infernal de violence et d’abandon
Au-delà de la réponse pénale nécessaire, les auditions ont révélé le profil socialement naufragé de la victime. Égire, abandonné par sa mère, vit chez un grand-père retraité aux ressources limitées et erre régulièrement à la recherche de sa subsistance. Cette détresse sociale et affective est le terreau fertile qui a permis à ses bourreaux d’acheter son corps pour quelques grammes de nourriture.
Cependant, les examens médicaux ont apporté une révélation encore plus sombre aux enquêteurs : l’agresseur comme la victime présentaient des lésions anales anciennes. Ce constat suggère qu’ils ont tous deux été victimes d’abus sexuels par le passé, dessinant le portrait d’une chaîne de souffrance ininterrompue. L’enfant victime d’hier devient le bourreau d’aujourd’hui, soulignant l’absence critique de suivi psychologique pour ces mineurs dont les parcours sont marqués par la violence et l’abandon.
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