Gabon : La phase finale du recensement général de la population débute enfin ce 25 janvier
Après un faux départ en décembre, le nouveau Recensement général de la population et des logements (RGPL), attendu depuis 2023, va enfin entrer dans sa phase active ce dimanche. Selon un communiqué du ministère de la Planification et de la Prospective parvenu ce lundi à Info241, la phase principale de l’opération se déroulera du ce 25 janvier au ce 15 février 2026. Pendant trois semaines, des agents recenseurs seront déployés sur l’ensemble du territoire national pour une collecte de maison en maison, avec l’ambition de produire une photographie fiable de la réalité démographique et sociale du Gabon.
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Avec près de trois ans de retard, cette séquence est présentée comme décisive : elle permettra de déterminer la population réelle du pays et d’actualiser des indicateurs devenus obsolètes. En effet, le dernier recensement de référence, le RGPL 2013, établissait la population résidente à 1 811 079 habitants, dont 977 007 femmes et 934 072 hommes. Il mettait aussi en évidence un Gabon massivement urbanisé, avec 1 694 545 habitants en milieu urbain, contre 116 534 en zone rurale, confirmant une concentration démographique très marquée dans les villes.
Trois semaines de collecte, « sans exception »
Pour cette édition 2025 débutée depuis le 5 novembre dernier, la période de recensement proprement dite durera trois semaines. Des équipes mobiles passeront dans les ménages afin de collecter les informations nécessaires à l’établissement des statistiques nationales. Le Bureau central du recensement rappelle que l’opération concerne « tous les Gabonais et toutes les personnes vivant au Gabon », sans exception, afin de limiter au maximum les omissions et d’assurer la cohérence des résultats attendus.
L’enjeu dépasse la seule comptabilité démographique. Selon Noël Moussavou, directeur du Bureau central du recensement, il s’agit de « mieux connaître notre population, de savoir combien nous sommes, où nous vivons et dans quelles conditions ». Les autorités expliquent que les données collectées serviront à mieux orienter l’action publique et à renforcer l’accès aux services essentiels : santé, éducation, logement, eau, électricité, emploi, mais aussi planification territoriale et infrastructures.
« Ni fiscal, ni policier » : l’État rassure
Conscientes des craintes qui entourent parfois ce type d’opération, les autorités cherchent à désamorcer toute suspicion. Le communiqué insiste sur le fait que le recensement « n’est ni fiscal, ni policier ». « Les agents ne viennent pas pour contrôler, taxer ou sanctionner », souligne le texte, en assurant que les informations fournies resteront strictement confidentielles et protégées par la loi.
Pour prévenir les confusions et limiter les risques d’arnaque, les agents recenseurs seront facilement identifiables grâce à leurs badges et à leurs tenues officielles portant la mention « Recensement général de la population et des logements ». Les citoyens sont invités à leur réserver un bon accueil et à fournir des réponses sincères et exactes, car, insiste l’administration, « participer au recensement, c’est participer au développement du Gabon ».
Avec ce lancement très attendu, l’exécutif mise sur une opération réussie pour disposer d’un outil statistique solide, indispensable à la planification et à l’évaluation des politiques publiques dans les prochaines années.
@info241.com
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